09 novembre 2008

On the roads of Outback


Etre sur la route. Parcourir des kilometres. Affronter la chaleur, le vent, mais aussi des pluies diluviennes. Decouvrir le coeur de l'Australie, que certains qualifieront de "vrai" visage du continent. Voici ce qui a ete notre principale activite au cours des 7 derniers jours. Comme vous le savez, nous sommes partis de Cairns dans le Queensland le 02 Novembre dernier afin de rejoindre Alice Springs dans le Territoire du Nord a quelques 2495 km de la. Au cours de cette semaine dans le bush australien (on parle ici d'Outback) nous avons traverse de multiples paysages, pour la plupart desertiques.


Durant notre premiere journee au volant de notre Hi-top Toyota Hiace, nous avons franchi la Great Dividing Range (barriere montagneuse de la cote Est) et decouvert un paysage de montagnes verdoyantes et de lacs. Apres avoir passe la nuit a Croydon a 545 km de notre point de depart, nous reprenions la route pour veritablement se frotter a des paysages arides et vides de population. Troquant les palmiers abondants de la cote et les maisons victorienne du Queensland contre les toitures basses et surtout tres rares de l'outback, nous faisions une etape a Mt Isa, cite miniere et plus grande ville de l'arriere pays de l'etat, et nous nous arretions ensuite plus au sud pour decouvrir le spectacle surnaturel que nous offraient les Devil's Marbles (les billes du diable): un amoncellement de boules rocheuses, replats de lave en fusion erodes au fil des siecles. Le lendemain matin nous reprenions la route pour enfin arriver a Alice Springs, centre nevralgique de la culture aborigene. Nous entrons alors dans une agglomeration qui sent bon l'eucalyptus et qui a du connaitre de grandes transformation depuis le XIX siecle, a l'epoque ou elle n'etait encore qu'un simple relais telegraphique entre Darwin et Adelaide. Alice, comme on l'apelle ici, sera donc notre point d'attache pour ralier le parc Uluru - Kata Tjuta a environ 400 km plus au sud, puis remonter vers le parc national de Watarrka ou regne l'imposant King's Canyon.

Commme nous l'avons evoque plus tot, ce periple (3896 km de bitume et de pistes), nous a permis de decouvrir, peut etre de maniere trop supeficielle, le coeur du pays. Je ne me souviens plus qui disait que le fait d'aller quelque part est parfois mille fois plus enthousiasmant que la destination en elle meme, mais je pense aujourd'hui qu'il a raison. Au dela des cliches du voyage interieur, de la decouverte de soi dans ces paysages marquees par le vide, l'apprentissage du desert s'est avere etre une experience extremement riche. Cela peut certes paraitre paradoxal au regard du vide qui nous entourait sur certaines portions de routes, mais durant ces 7 jours et ces milliers de kilometres, nous avons decouvert une faune et une flore encore inconnues de nos yeux de petits francais. Nous pensions traverser un desert et nous en avons trouve plusieurs. Des paysages changeant, passant de la platitude et la monotonie de la route a des reliefs rocailleux s'erigeant tout autour de nous, variant du jaune a l'ocre et toujours sur une extraordinaire palette de couleurs. Un sol ou s'elevent eucalyptus et mulgas (sorte d'acacias) qui disparaissent pour laisser la place aux herbes basses et aux touffes de spinifex. Ennivrant. Poetique.

Mais l'Outback c'est aussi des mouches, beaucoup de mouches qui viennent se frotter a vos yeux, votre nez, vos oreilles et votre bouche. Ce sont les vaches amaigries cherchant desesperement un coin d'ombre lorsque celle ci existe. Ce sont les kangourous ecrases sur les bords de routes par les voitures et les Road Trains (camions de 55 metres), et des rapaces gigantesques qui viennent se nourrir des restes. Ce sont aussi les emeus et les dromadaires qui defilent a travers la vitre. C'est la poussiere fine et rouge des bords de route sans fin, le soleil qui tape et parfois les pluies qui peuvent barrer des routes en a peine une heure. L'Outback c'est aller quelque part sans jamais l'atteindre. C'est tout ca.



3 commentaires:

Anonyme a dit…

La pauvre !!!

Anonyme a dit…

D'après un reportage les Road Trains mettent 3 kilomètres pour s'arrêter définitivement. Le choc avec tout animal traversant la route est donc inévitable. Il faut voir leur "pare-buffle" avec des lambeaux de chairs
accrochés dessus, c'est affreux !

Anonyme a dit…

La, vous m'avez fait rêvé! J'ai toujours rêvé de me taper des millions de kilomètres! faut que je me tape la route 66 d'est en ouest!

I miss u

Love.

Dju